J’arrête le personal branding
Ou comment Agence Ludji est devenue L’Atelier Ludji
Il y a des malaises qu’on porte longtemps avant de les nommer.
Des décalages imperceptibles d’abord, puis de plus en plus sonores, comme une note qui sonne faux dans une partition qu’on joue pourtant depuis des années.
Pendant longtemps, j’ai dit que je faisais du « personal branding ». C’était le terme qu’on utilisait, celui que les gens comprenaient, celui qui ouvrait des portes. Des clients, je n’en manque pas et je sais que j’ai une chance inouïe. Je travaille pour que cette chance ne fane pas.
Mais à chaque fois que je prononçais « personal branding », quelque chose en moi se rétractait légèrement.
Une résistance sourde.
Un mensonge poli.
Je l’ai d’ailleurs dit plusieurs fois, en conférence.
Il y avait un aspect superficiel dans ce terme qui ne collait pas — ou peu — à ce qui se passait réellement avec mes clients.
Ce qui se passait vraiment
Entre nous, il ne s’agissait jamais vraiment d’image, de visibilité, ou de stratégie de contenu. Il se passait autre chose. Quelque chose de plus profond, de plus lent, de plus essentiel. Quelque chose qui ressemblait davantage à une naissance qu’à une campagne…
Dans le silence de nos sessions — ce silence particulier où quelqu’un cherche ses mots et finit par trouver sa pensée — des dirigeants découvraient leur propre voix. Des entrepreneurs entendaient enfin ce qu’ils portaient depuis des années sans savoir le dire. Des leaders touchaient du doigt ce qui les rendait uniques. Leur vision. Leur façon d’habiter ce monde, d’y prendre part.
Et moi, je faisais quoi exactement ?
Je les écoutais. Je posais des questions qui faisaient émerger ce qui était déjà là, enfoui. Je reformulais. Je sculptais leurs mots pour qu’ils reconnaissent enfin ce qu’ils voulaient dire depuis le début. Pas pour qu’ils « vendent mieux » (une conséquence), mais pour qu’ils existent pleinement dans leur propre parole.
C’était de la maïeusthésie, plus tout à fait du marketing.
Le ras-le-bol
Et en 2025, j’en ai eu un peu marre, je l’avoue.
Marre d’être confondue avec les coachs LinkedIn qui fleurissent partout comme des champignons après la pluie, tandis que le réseau perd en substance ce qu’il gagne en bruit. Marre qu’on me demande « combien de posts par semaine tu recommandes ? » alors que ce n’est pas la question, ça ne l’a jamais été.
Marre de voir des entrepreneurs chercher de la visibilité quand ce dont ils ont besoin, désespérément, c’est de la clarté.
Mon travail, le cœur de mon métier, n’a rien à voir avec ça.
Chacun son talent.
Si le mien s’exprime aussi sur les réseaux sociaux, il réside d’abord — et de loin — dans l’écriture. Plus que ça : je l’ai observé pendant dix ans et j’ai fini par l’accepter, mon talent c’est de tisser le message fondateur des dirigeants, d’entrepreneurs, de leaders. De leur permettre d’élever leur voix à travers des éléments stratégiques d’abord (la vision, le positionnement, ce qui fait socle), puis des particules éditoriales sélectionnées ensemble, comme on choisirait des pierres précieuses pour composer un bijou unique.
Il y a presque un aspect thérapeutique dans ce temps que nous partageons.
Parce que leur vision s’exprime enfin avec clarté, oui. Mais surtout parce que les mots ont ce pouvoir étrange d’inviter à l’action une fois qu’ils sont posés.
La décision
C’est ainsi que j’ai décidé de retoucher mon positionnement. Pour que mes mots soient enfin alignés avec ce que je fais vraiment. Pour arrêter de mentir poliment.
Agence Ludji devient L’Atelier Ludji.
Le personal branding devient la Direction éditoriale pour leaders.
Je ne change pas de métier. Je lui donne enfin son vrai nom.
Pourquoi « l’Atelier » ?
J’ai hésité. Cabinet, Bureau, Studio, Maison… Rien ne sonnait juste. Trop institutionnel, trop corporate, trop lisse.
Et puis Atelier s’est imposé. Simplement. Évidemment.
Parce que c’est exactement ce que nous faisons : un travail d’artisan. Patient. Minutieux. Sur-mesure.
Nous prenons le temps de sculpter chaque mot, d’ajuster chaque phrase, de trouver le ton juste. Nous travaillons la matière — la pensée, la voix — avec la même exigence qu’un ébéniste travaille le bois ou qu’un orfèvre travaille le métal.
Alors que tout file vers l’automatisation, les templates, les contenus générés en trois secondes par l’IA, nous défendons le geste artisanal. L’écoute profonde. La reformulation précise. Le travail itératif. La recherche du mot juste, de la nuance exacte, du rythme qui porte.
Atelier, c’est aussi le lieu où l’on crée. Un espace vivant où les idées se forment, où les voix se révèlent, où quelque chose de nouveau naît de nos échanges.
Je ne suis pas une agence. Je suis une artisane des mots. Et L’Atelier Ludji est le lieu où nous façonnons ensemble votre voix, à la main, avec le temps qu’il faut.
Ce qui change vraiment
Dans « personal branding », il y avait quelque chose qui avait un goût de projecteur, de recherche de lumière. Une promesse de visibilité. D’exposition. Mais il n’en est rien, vous comprenez ? Je ne travaille pas sous les projecteurs.
Je travaille à l’intérieur des personnes, dans la pénombre féconde où les pensées se forment, pour ensuite aller enrichir l’extérieur.
L’Atelier ne fait plus que du personal branding — nous créons des voix d’auteur.
Il n’accompagne pas uniquement des entrepreneurs sur leur communication — il les accompagne à clarifier leur vision et à la déployer éditorialement, avec la même exigence qu’on mettrait à publier un livre.
Nous ne gérons pas des réseaux sociaux — nous structurons des territoires de pensée.
Pourquoi c’est important maintenant
Et je vais vous dire pourquoi c’est important maintenant, précisément maintenant.
Parce que nous vivons un moment charnière. L’IA peut désormais générer n’importe quel contenu en quelques secondes. Des posts LinkedIn parfaits (mais rigides), des newsletters bien ficelées, des tribunes formatées. Le monde est saturé de contenus corrects, lisses, optimisés. De mots qui sonnent juste mais ne viennent de nulle part…
Et dans cette saturation, ce qui devient rare, précieux, irremplaçable — c’est la voix.
Cette chose unique qui fait qu’en lisant trois lignes de quelqu’un, on reconnaît immédiatement qui parle… Cette pensée singulière qui ne ressemble à aucune autre. Cette capacité à dire quelque chose qui ne peut venir que de soi, de son histoire, de sa façon d’habiter le monde.
Parce qu’une voix ne se génère pas. Elle se révèle. Elle s’affine. Elle se construit, pierre par pierre, mot par mot.
Les dirigeants que j’accompagne ne désirent pas être des influenceurs, mais des penseurs, des fédérateurs, des aventuriers. Ils ne cherchent pas de la visibilité, ils cherchent de l’impact — ce mot galvaudé mais qui garde son poids quand on le prononce vraiment. Ils ne veulent pas « communiquer » — ils veulent dire quelque chose qui compte. Qui résonne. Qui reste.
Ce que vous allez voir
Entre cette fin 2025 et le début 2026, vous allez voir cette transition prendre forme sous vos yeux. Vous allez me voir affiner mon propre positionnement (et oui, c’est un processus vivant, jamais fini), déployer mes nouvelles offres, structurer L’Atelier Ludji comme une véritable institution du leadership éditorial.
Vous allez peut-être, enfin, découvrir les experts qui le composent selon les missions de nos clients (comme pour la création de sites Internet, les shootings photos et autres).
Et vous ?
Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être parce que vous sentez ce décalage vous aussi. Entre ce que vous montrez et ce que vous êtes. Entre votre communication et votre vision. Entre les mots que vous utilisez (ceux qu’on est censé utiliser) et ceux qui habitent vraiment en vous, ceux qui cognent parfois la nuit quand vous n’arrivez pas à dormir.
Je vous invite à observer ce qui se passe quand on arrête de chercher à « bien communiquer » pour commencer à vraiment dire.
Observez les leaders que vous admirez — je veux dire vraiment admirez, pas ceux qu’on suit par réflexe. Ce n’est jamais leur stratégie de contenu qui vous touche. C’est leur voix. Cette chose reconnaissable entre mille. Cette authenticité qui traverse l’écran et vous atteint quelque part au sternum.
Aujourd’hui, l’IA peut presque tout copier, votre pensée unique devient donc votre plus grand actif stratégique. Votre sensibilité — celle que vous avez peut-être passé des années à cacher, à polir, à rendre acceptable — devient votre force. Pas malgré elle. À cause d’elle.
La question n’est plus « comment mieux communiquer ? »
La question devient « qu’est-ce que moi seul·e peux dire ? »
Si ça résonne en vous — si vous sentez que vous aussi, vous portez quelque chose qui mérite d’être dit autrement, avec plus de soin, plus de justesse, avec le temps qu’il faut — parlons-en.
L’Atelier Ludji ouvre officiellement ses portes en ce début 2026.
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Céline Afonso Tirel
Fondatrice de L’Atelier Ludji
Direction éditoriale pour leaders à voix singulière